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Illustration : Co-produire la ville numérique

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Co-produire la ville numérique

20 Décembre 2011

75% des Français jugent utiles les apports des sciences du numérique au secteur des transports ; en revanche, 1 Français sur 3 ne voit pas l’intérêt du numérique sur l’environnement, l’agriculture ou l’art. C’est ce qu’a dévoilé l’enquête barométrique présentée par l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique (INRIA) lors du Forum Metro’num qui se tenait à Bordeaux les 8 et 9 décembre derniers, sur le thème « Co-produire la ville numérique ».

L’objectif de ce premier baromètre, dont les conclusions sont disponibles sur le site internet de l’INRIA,  était d’évaluer la compréhension qu’ont les Français du monde numérique dans lequel ils évoluent. Les résultats de l’enquête traduisent notamment un besoin de pédagogie: 53% des Français se sentent « un peu dépassés » face aux évolutions du numérique. Mais ces nouvelles technologies suscitent aussi l’enthousiasme : 39% se déclarent passionnés par le sujet.
Les nouveaux outils de la concertation publique et de la participation citoyenne ont été au cœur des débats. Loïc Hay, Chargé de mission de l’Agence Régionale des Technologies et de la Société de l’Information (ARTESI) Ile-de-France, a souligné l’essoufflement des formes actuelles de la participation citoyenne, affectée par ce qu’il appelle le syndrome « tout-le-temps-les-mêmes ». Selon lui, la concertation publique doit bénéficier de l’articulation de techniques physiques et de techniques dématérialisées. Par exemple, les « visites augmentées » consistent à se rendre physiquement sur le site d’un projet urbain et à l’explorer grâce à une tablette numérique permettant de visualiser en 3D ce que sera ce même site dans le futur. Les plateformes web dédiées à la concertation constituent également un nouvel outil au service des citoyens ; la Communauté Urbaine de Bordeaux a ainsi créé le portail www.participation.lacub.fr qui permet à chacun de s’exprimer sur les 66 projets urbains recensés. Jean de Legge, Directeur général de l’information et de la communication de Rennes Métropole, note cependant qu’il ne faut pas surestimer le rôle des réseaux sociaux dans les processus de participation citoyenne : sur la blogosphère, il y a finalement encore peu de débats sur la ville, son aménagement et ses projets.
Le numérique peut nous permettre dès aujourd’hui d’appréhender certains enjeux majeurs : le développement des smart grids permet d’envisager l’optimisation de la consommation énergétique des villes ; l’image 3D se met au service de l’aménagement, et les nouveaux moyens de communication au service de l’équité territoriale. Les services numériques vont-ils révolutionner la ville de demain ? Selon le baromètre INRIA, 37% des Français ne savent pas s’ils doivent craindre les évolutions du numérique ou au contraire les considérer comme une opportunité à saisir. La révolution ne se fera pas sans eux ; c’est pourquoi il est indispensable de placer la question des usages au cœur du développement de la ville numérique comme le défend La Fabrique de la Cité qui était partenaire de Metro’num.

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