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Comment mieux vivre dans une « métropole intermédiaire », définie ici comme une « ville-territoire de taille moyenne », dont le rayonnement est avant tout régional ? C’est une des questions clés soulevée par l’Association Internationale du Développement Urbain (INTA) lors de son Congrès annuel, qui se tenait à Lyon et Grenoble du 6 au 10 novembre.
Comment des villes intermédiaires comme Turin, Fukuoka, Bordeaux ou Malmö peuvent-elles tenir leur rang dans l’économie mondiale ? Martin Vanier, professeur à l’Institut de géographie alpine de Grenoble, identifie deux alternatives : une stratégie fondée sur des alliances de voisinage, ou un système de partenariat entre des pôles dispersés à travers le monde, sur le modèle des clusters. La prospérité, condition nécessaire à la durabilité, doit passer par un juste équilibre entre ancrage territorial et projection dans un monde globalisé.
Dans les métropoles intermédiaires, à taille humaine, la cohésion sociale passe par la cohésion territoriale. Cependant, à cette échelle, il n’est pas toujours aisé d’assurer la continuité entre la ville elle-même et son territoire périurbain. « Pour cette cohésion sociale, il n’y a pas de modèle, mais un besoin de collaboration entre grands territoires autour de valeurs universelles : respect, droit à la différence et à avoir un destin commun… », souligne Maurice Charrier, Vice Président du Grand Lyon en charge de la politique de la ville et de la cohésion sociale. Le défi environnemental, lui, ne pourra être relevé que grâce à une vision intégrée de la ville, sur le long terme.
A travers leurs politiques d’alliances, les métropoles intermédiaires sont amenées à réinventer la démocratie locale. Le thème de la participation citoyenne a dominé l’ensemble des débats ; Jon Aguirre, bloggeur et « Indigné » madrilène, appelle tous les citoyens à l’autogestion. Nul besoin d’un intermédiaire politique. L’espace public devient espace politique. Andrea Bocco, membre d’une société coopérative de Turin, et impliqué dans des opérations de rénovation urbaine de certains quartiers de la ville, est convaincu que les citoyens ont un « rôle de levure », d’agitateur au niveau local. Mais « Qu’en est-il des "sans-voix", ceux qui malgré tous les dispositifs possibles et inimaginables, sont exclus des processus participatifs ? », s’interroge Alain Faure, chercheur à l’IEP de Grenoble. « Où sont nos agoras ? ». La question reste ouverte.
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Ajouté le 13/03/2012 à 23h44
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