Retour sur nos vœux 2026

À l’occasion de leur cérémonie de vœux 2026, Leonard et La Fabrique de la Cité ont ouvert un temps d’échange autour des grands enjeux des transitions urbaines, structurés par trois mots clés : écouter, explorer, réparer

La matinée a été introduite par Céline Acharian, directrice générale de La Fabrique de la Cité et Julien Villalongue, directeur de Leonard, l’occasion de revenir sur les temps forts de 2025 et d’annoncer les projets à venir en 2026.

En 2025, La Fabrique de la Cité a écouté les sons des villes mais aussi les voix des Français sur les mobilités du quotidien. 2025 a également une année d’exploration, notamment du territoire lagunaire de Venise, mais aussi de thématiques enrichissantes telles que les modèles économiques de l’ombre, les espaces interstitiels et les ressources de santé. La réparation des villes a également été un des objets d’étude de La Fabrique de la Cité : le programme de rénovation des friches urbaines de centre-ville lancé à Saint-Brieuc ou encore les projets de renaturation et de requalification urbaines menés à Mulhouse.

En 2026, ce travail se poursuivra et se renforcera, en écoutant de jeunes chercheurs qui étudient l’autonomie énergétique et alimentaire dans nos villes, en explorant le pouvoir de la cartographie et des mobilités ou encore en identifiant les moyens de réparer et de repenser les conditions de transformation des villes.
 

 

L’événement s’est poursuivi avec un échange avec quatre intervenants inspirants :

  • André Manoukian, nous a invités à réapprendre à écouter le monde. Dans des sociétés saturées de bruit, retrouver une attention aux sons, à la nature et aux autres est déjà une manière de mieux habiter la ville.
  • Nicolas Plain, ingénieur et explorateur scientifique, a partagé des solutions observées sur le terrain, de Madagascar au Pérou. Des réponses concrètes au dérèglement climatique, fondées sur l’alliance entre savoirs locaux, sciences et technologies, et pensées pour être mises à l’échelle sans exclure.
  • Xavier Desjardins, professeur à Sorbonne Université, a présenté les travaux sur les espaces interstitiels et les délaissés urbains menés par la coopérative Acadie. Ces lieux souvent invisibles recèlent pourtant un fort potentiel pour les transitions écologiques et territoriales.
  • Lucile Schmid, présidente de La Fabrique Écologique, est revenue sur l’étude « L’écologie du quotidien », menée en partenariat avec Emmaüs France et La Fondation Jean Jaurès.
    Son enquête montre que les personnes en situation de vulnérabilité développent déjà de nombreuses pratiques écologiques concrètes, souvent sans les nommer, mais se heurtent à un décalage entre les injonctions écologiques et leurs conditions de vie. Elle rappelle ainsi que la transition ne peut reposer uniquement sur la responsabilité individuelle, et qu’elle doit s’ancrer dans des cadres collectifs, démocratiques et solidaires, au plus près des réalités du quotidien.

Une matinée qui rappelle que les transitions se construisent dans l’écoute du terrain, l’expérimentation et la réparation des liens sociaux, territoriaux et humains.

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