Citadins

Les citadins sont les acteurs centraux de l'urban data. Ils produisent en permanence des données en utilisant leur smartphone, les objets connectés ou encore en fréquentant les réseaux sociaux.

Collectivités locales

Elles donnent accès à la data en initiant des politiques d'ouverture des données (open data), principe selon lequel les données recueillies et générées des gouvernements locaux et des organismes publics doivent être rendues accessibles aux citoyens. Ces données peuvent permettre de développer de nouveaux services urbains. L’open data contribue à la transparence de l'action publique.

Services publics

Ils fournissent un grand nombre de données indispensables à la compréhension des services urbains. Ces données transversales concernent aussi bien les réseaux d’électricité, d’eau ou de transports. Lorsque les données ont la particularité d’être mises à jour en temps réel, elles deviennent particulièrement intéressantes pour assurer l’optimisation des flux dans la ville.

Entreprises

Les données d'exploitation générées par les entreprises dans le cadre de leurs activités sont également une source importante d'urban data. Leur réutilisation, rendue possible notamment par des partenariats avec d’autres acteurs comme le public ou les citoyens grâce à des hackathons, a un fort potentiel innovant.

Pour rendre compte de leur action aux citadins, les villes développent des indicateurs de performance transparents et accessibles en analysant des données compilées.


Exemple : la ville de Boston s’est dotée de l’indicateur CityScore qui lui permet d’évaluer en temps réel et en continu ses performances au regard des objectifs fixés en début de mandat.

La data-visualization traduit de façon graphique, compréhensible et accessible des données originellement complexes.


Exemple : en intégrant des données sur un fond de carte, CoUrbanize a permis à Boston de spatialiser les usages et attentes des citadins.

Par l’analyse des données urbaines, il est possible de détecter et signaler en temps réel les anomalies et problèmes, avant d’y apporter des réponses rapides et adaptées.


Exemple : L’application BOS:311 permet aux services de la ville de traiter les plaintes des habitants de Boston concernant des dysfonctionnements urbains.

L’urban data permet d’améliorer le service en limitant l’allocation de nouvelles ressources et d’identifier des leviers de performance. Il favorise l’optimisation des infrastructures et services existants dans l’espace urbain, notamment les transports publics.


Exemple : en s’appuyant sur les services de la startup Bridj (minibus à la demande), le MBTA a pu assurer la continuité de son service de nuit, interrompu en mars 2016 pour des raisons financières.

L’analyse de l’urban data permet d’identifier des tendances relatives aux usages, et, par l’action d’algorithmes prédictifs, d’anticiper les besoins futurs des citadins.


Exemple : Le partenariat entre la ville de Boston et Waze a permis à la municipalité de prévenir la congestion en régulant le trafic grâce aux données générées par le GPS collaboratif.

Sécurité

La sécurité et la confidentialité des données personnelles sont un enjeu majeur. C'est la condition du maintien de la confiance des citadins dans les services numériques. Créer une relation de confiance est la garantie d’un échange pérenne de données entre usagers et services.

Évaluation

Après la multiplication des démarches d’ouverture des données, la data fait aujourd’hui face à ses promesses : innovation, optimisation, etc. Il est plus que jamais nécessaire d’évaluer l’ouverture et la réutilisation des données au regard des attentes qu’elles ont suscitées.

Data Sharing

Le partage et l’échange de données devront être plus symétriques. Cela implique de concevoir une gouvernance mieux partagée. Clarifier les termes de l’échange et laisser le choix aux usagers de partager ou non certaines de leurs données permet de recréer une relation de confiance et d’encourager un partage de données voulu et non plus subi.

Infographie