Conférence Vivants en ville #2

Le cycle Vivants en ville

La Fabrique Écologique et La Fabrique de la Cité ont le plaisir de lancer un cycle de matinées dédiées aux Vivants en Ville. Un cycle de quatre conférences qui portera sur les questions de cohabitation et de conflictualité entre enjeux écologiques et enjeux urbains. L’intérêt du vivant réside dans sa complexité : il inclut les humains, les animaux et les végétaux, mais aussi les écosystèmes qu’ils forment.

À l’aune de la crise écologique et biodiversitaire, il apparaît fondamental de rééquilibrer les formes de vie en ville, à la fois pour les bénéfices sociaux et sociétaux mais également pour préserver la valeur intrinsèque de toutes les formes de vie en cherchant à réduire l’impact des activités humaines sur celles-ci.

Toutefois, les démarches de réintroduction de la nature en ville (végétalisation, renaturation, etc.) sont parfois confrontées à une vision anthropocentrée du vivant : nous acceptons certaines espèces et en considérons d’autres comme nuisibles ou indésirables. En conséquence, un fossé peut apparaître entre les attentes et la réalité, ce qui peut freiner les projets de cohabitation entre êtres vivants.

Comment pouvons-nous créer une meilleure cohabitation entre les “vivants en ville” ? Quelles attentes avons-nous envers ces différents “vivants” ? Qu’est-ce que cela dit du rapport que nous voulons entretenir en milieu urbain ?

Le cycle Vivants en ville entend, à travers un échange entre plusieurs experts, contribuer à la réflexion collective sur ces sujets, en mettant en évidence les outils à notre portée (à partir des sciences du vivant et des sciences sociales) et en invitant à de nouvelles approches de la ville et de ce qu’elle peut et doit nous apporter.

 

Conférence #2 Quelle autonomie alimentaire pour nos villes ?

Le 20 avril prochain, de 9h00 à 10h30, nous poursuivons ce cycle avec une deuxième matinée consacrée à l’Alimentation : “Quelle autonomie alimentaire pour nos villes ?”

L’alimentation en ville est un enjeu encore absent des réflexions sur la sécurité et la souveraineté, alors que la France y est importatrice et que les grandes villes ne disposent que de quelques jours d’autonomie alimentaire… Cette fragilité s’inscrit dans une rupture plus large entre les citadins et le monde agricole, marquée par la disparition des ceintures vertes, le recul des commerces de proximité et une perte de connaissance sur nos aliments, leurs saisons et leurs qualités nutritionnelles, avec des conséquences directes sur la santé. Face à cela, la loi EGALIM encourage l’approvisionnement local et bio dans la restauration collective, en particulier dans les écoles, mais ces initiatives restent encore limitées et difficiles à déployer dans d’autres structures.

Alors, comment repenser l’alimentation en ville et reconnecter les territoires, les producteurs et les citoyens ? Comment renforcer l’autonomie alimentaire des villes face aux défis sociétaux ?

Les évènements à venir