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Hammarby, Stockholm - Flickr

L’économie circulaire : un nouveau modèle de création de valeur

13/03/2014 -

Vers un modèle plus durable
Un nouveau modèle s’impose face aux nombreux impacts négatifs d’une économie linéaire. Depuis quelques années, des démarches à l’initiative des gouvernements émergent afin de répondre à la raréfaction des ressources, à l’envolée du prix des matières premières, aux incidences climatiques et aux modes de production et de consommation néfastes pour la planète. Le nouveau système dont notre société pourrait avoir besoin repose sur l’optimisation des stocks, des flux de matières, d’énergie et de déchets tout en contribuant à la sécurisation des emplois et des approvisionnements du territoire mais aussi à la réindustrialisation locale.
L’économie circulaire, en s’inspirant des écosystèmes naturels dans le but de faire des déchets une ressource, notamment, permet ainsi de créer de la valeur économique, sociale et environnementale.
Elle repose sur 7 piliers basés sur la conservation de l’énergie :
- l’éco-conception,
- l’écologie industrielle et territoriale,
- l’économie de la fonctionnalité,
- le réemploi,
- la réparation,
- la réutilisation,
- le recyclage.
Ces principes forment un cycle qui, une fois enclenché, permettrait de garder des flux de matières plus durables dans l’économie et pourrait se dérouler infiniment et sans rupture.

La troisième révolution industrielle est en marche dans la région Nord-Pas-de-Calais
Le chercheur américain Jeremy Rifkin s’est vu confier la réalisation d’un Master Plan visant à amorcer la transition post-carbone de la région Nord-Pas-de-Calais. Cette révolution sera le fruit d’une synergie entre les énergies renouvelables et les technologies Internet, qui modifiera les modes de distribution de l’énergie. Le Master Plan prévoit, d’ici 2050, une efficacité énergétique multipliée par deux et des émissions de C02 divisées par quatre.
Pour y parvenir, Rifkin identifie 5 piliers devant être mis en œuvre de manière simultanée:
- le développement des énergies renouvelables à grande échelle (champs éoliens, centrales photovoltaïques, …);
- la généralisation des énergies renouvelables à l’échelle de chaque bâtiment, transformé en mini-centrale électrique;
- le déploiement de technologies de stockage, par le biais de l’hydrogène ou autre, dans chaque bâtiment;
- l’utilisation des TIC pour transformer le réseau électrique en système intelligent de distribution décentralisée de l’énergie;
- la transformation de la flotte de transport en véhicules électriques rechargeables ou à piles à combustion, pouvant acheter ou vendre l’électricité sur un réseau électrique intelligent.
Ces 5 piliers devront s’appuyer sur des nouveaux modèles économiques tels que l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité.

Des solutions créatrices de valeur pour les villes
L’économie circulaire représente un réel enjeu de développement à l’échelle des territoires et des villes. En termes de mobilité, certains services intégrés à la ville peuvent favoriser le cercle vertueux de l’économie circulaire. MobiPark, une solution VINCI qui s’inscrit dans une logique de l’économie de la fonctionnalité, propose par exemple aux citadins d’accéder à des solutions de mobilités alternatives (location de voiture, autopartage, covoiturage…). Le parking classique devient alors un véritable hub gérant l’intermodalité, favorisant les mobilités douces et réduisant ainsi l’impact environnemental. En ce qui concerne l’énergie et le recyclage, autre pilier de l’économie circulaire, le secteur du bâtiment a son rôle à jouer. Avec des démarches comme REVALO (Réduction et valorisation des déchets du bâtiment), initiée en partie par GTM Bâtiment, un accompagnement concret est proposé pour la gestion de déchets directement sur les chantiers. 672 tonnes de menuiseries PVC ont ainsi été recyclées en 2012. Une problématique contraignante est alors transformée en opportunité. Rappelons également que le secteur de la gestion des déchets représente plus de 135 000 emplois en France.

Que se passe-t-il ailleurs dans le monde ?
L’exemple d’éco-conception du quartier d’Hammarby, à Stockholm, témoigne de la création de valeur par la réhabilitation de l’existant, dans le but de le rendre plus efficace et plus sobre en énergie. Situé au sud du centre-ville de Stockholm, cet ancien site industriel de 204 hectares est devenu, en un peu plus de cinq ans, un éco-quartier considéré comme une référence mondiale dans le domaine des solutions écologiques appliquées à la cité. Relié au centre-ville par un tramway et par des navettes maritimes, il compte aujourd’hui 9 000 logements, 21 000 habitants et 5 000 travailleurs.

La Wallonie est, elle aussi, un bel exemple de politique industrielle revalorisée à travers l’économie circulaire. Une plateforme axée sur l’utilisation efficace des ressources a ainsi été lancée en 2012 à destination des dirigeants d’industries. La démarche globale, appelée NEXT, a pour objectif de faire de la Wallonie l’un des berceaux de l’industrie de demain. Concrètement, il s’agit de créer des projets de croissance, ainsi que des activités et emplois couvrant tous les domaines de l’économie circulaire (substitution, recyclage, réutilisation, vente d’usages et non plus de produits…).

Plus loin, la Chine représente un véritable cas d’étude pour ce modèle. Deux zones localisées dans le nord du pays sont des territoires pilotes pour un fonctionnement exclusivement circulaire. Le parc éco-industriel de la zone TEDA accueille par exemple un vaste programme dédié au développement du recyclage dans les industries locales financé par une taxe locale imposée aux entreprises sur le volume de leurs déchets et par des organismes internationaux tels que la Banque Mondiale.
Ces expériences pilotes devraient augmenter d’ici quelques années malgré un manque de cadre réglementaire spécifique.

L'événement

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