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Quels enseignements tirer des « Villes Phénix » ?

La Fabrique de la Cité
18/09/2013 - Comment créer de la valeur pour les villes ?

La Fabrique de la Cité a choisi de consacrer son séminaire international de 2013 aux mécanismes de création de valeur en ville dans le contexte de crise qui frappe notamment les villes européennes et nord-américaines.

Quels sont les ressorts sur lesquels les villes peuvent s’appuyer ? Quels relais de croissance peuvent-elles mobiliser, étant entendu que chaque ville dispose d’atouts propres liés à son environnement géographique, aux caractéristiques de sa population et aux activités économiques qui s’y sont implantées jusque-là ?

La Fabrique de la Cité a invité Anne Power, Professeur à la London School of Economics, à présenter ses récents travaux sur les « Phoenix Cities » (en reference à son recent ouvrage “Phoenix Cities”, publié par Policy Press en mars 2010). Cette expression imagée désigne des villes ayant connu un développement industriel important, avant d’être plongées dans une période déclin brutal à partir des années 1970.

Anne Power propose une plongée concrète dans la vie de ces villes qui sont parvenues à se redresser au fil des années 1990-2000. Elle décrypte les décisions politiques et les stratégies économiques. Elle analyse l’effet bénéfique des collaborations entre le public et le privé et met en avant l’impact des stratégies de spécialisation sectorielle.

Elle insiste sur la prise en compte de l’héritage industriel des villes, tout en notant l’adaptation nécessaire aux innovations technologiques. Il ressort de son travail une typologie intéressante, établie en lien avec l’étude jumelle menée par la Brookings Institution sur les villes américaines de la « rust belt » (Metropolitan Policy Program) :

◗ les « dominant cities », « villes dominantes », (plus de 500 000 habitants) ont capitalisé sur une assise économique diversifiée, des pouvoirs locaux plus forts et des populations plus nombreuses pour changer de modèle de croissance. C’est le cas par exemple de Turin en Italie ;

◗ les « secondary cities », « villes secondaires », plutôt de taille moyenne (entre 300 000 et 500 000 habitants), forment le groupe le plus intéressant dans la mesure où ils ne disposent souvent que d’un des atouts des « dominant cities » (influence politique dans la région, vitalité démographique, diversité du tissu économique). Ces villes, comme Sheffield en Angleterre, ont donc élaboré des stratégies qui leur sont à chaque fois propres ;

◗ les « struggling cities », « villes qui résistent », sont plus petites et n’ont pas épuisé tous les facteurs de déclin. Cela concerne par exemple Saint-Etienne, mais également de nombreuses villes américaines.

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L'événement

Comment créer de la valeur pour les villes ?
Séminaire international - du 03 juillet au 5 juillet 2013 - Stockholm

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