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Décarboner les déplacements dans la Métropole de Nice

Après Tours, La Fabrique de la Cité était présente à Nice pour présenter, lors d’une rencontre organisée en partenariat avec Nice Matin, les résultats d’une enquête réalisée par Ipsos auprès de la population de la métropole de Nice, destinée à mieux comprendre leurs modes de déplacement et leurs attentes vis-à-vis des mobilités bas-carbone. 

© François Vignola, Nice Matin

À cette occasion, Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Etienne Mercier, directeur du pôle Opinions et Santé d’Ipsos, Alphonse Coulot, chargé de mission Mobilités à La Fabrique de la Cité et Cédric Messina, vice-président de la CCI Nice Côte d’Azur ont pu réagir en direct aux différents résultats. Le replay est disponible ci-dessous.

Décarboner les déplacements dans la Métropole de Nice

Les résultats ont pu être comparés à ceux d’une autre enquête réalisée cette fois ci auprès de l’ensemble des Français et faire apparaître les différences et les similitudes des comportements mais aussi des besoins et des attentes des habitants de la métropole de Nice par rapport à ceux de l’ensemble de la population française.

  • Les résultats de l’enquête montrent la place importante que conserve la voiture, tant dans les déplacements actuels que futurs des habitants de la métropole de Nice. Un fort décalage se dessine néanmoins entre la ville de Nice, moins dépendante de la voiture et où le recours à la marche et au tramway est beaucoup plus fort que dans les autres communes de la métropole.
  • Réduire le coût des mobilités du quotidien autant que leur impact environnemental semble un objectif plus accessible aux résidents la ville de Nice que des autres villes de la métropole.

 

La voiture reste le mode de transport privilégié des habitants de la métropole de Nice, en particulier en dehors de la ville de Nice.

  • Pour les déplacements du quotidien, les habitants de la métropole utilisent toujours majoritairement la voiture (56%). C’est particulièrement le cas en dehors de la ville de Nice (75%). Mais dans la ville de Nice, l’utilisation de la voiture est minoritaire (43%). L’utilisation de l’automobile par les habitants de la métropole est très inférieure à ce que l’on observe globalement au sein de la population vivant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus (66%, + 12pts par rapport à la métropole de Nice).
  • Les transports en commun sont utilisés au quotidien par plus d’un habitant de la métropole de Nice sur 2 (52%), ils y ont plus recours que la moyenne des Français habitant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus (43% d’entre eux se déplacent en transports en commun). Hors de la ville de Nice, l’utilisation des transports en commun est plus limitée (34% des habitants empruntent les transports en commun contre 52% de ceux qui habitent dans la ville de Nice).£
  • Quant aux mobilités douces (marche, vélo, trottinette…), 59% des habitants de la métropole de Nice y ont recours pour leurs déplacements du quotidien, soit plus que la moyenne des Français (44% à les utiliser), mais aussi plus que les habitants des agglomérations de 100 000 habitants et plus (53%).

 

Le coût tant économique qu’écologique des déplacements s’élève à mesure que l’on s’éloigne de Nice vers les autres villes de la métropole

 

  • 34% des habitants de la métropole de Nice considèrent que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas bon marché (contre 39% pour l’ensemble des Français). Si les habitants des centres urbains ont accès à des modes de déplacement plus économiques (transports en commun, vélo, marche), les habitants des périphéries ont moins d’options pour faire baisser la facture. Ainsi, si 72% des personnes habitant dans la ville de Nice considèrent que les conditions dans lesquelles ils se déplacent sont bon marché, ceux qui vivent dans d’autres villes de la métropole ne sont que 53% à estimer que c’est aussi le cas pour eux.
  • 48% des habitants de la métropole de Nice reconnaissent dans le même temps que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas écologique, c’est autant que ce que l’on observe auprès de l’ensemble des Français (48%). Là encore, les perceptions diffèrent beaucoup suivant le lieu de résidence. Si 64% des habitants de la ville de Nice estiment que leurs conditions de déplacement sont écologiques, seulement 32% de ceux habitant dans les autres communes de la métropole considèrent que c’est aussi le cas.

 

Réduire l’impact écologique de ses déplacements quotidiens : une priorité désormais affirmée mais des difficultés pour passer à l’action

  • 88% des habitants de la métropole déclarent qu’ils aimeraient pouvoir réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens (-3 pts par rapport à l’ensemble des Français, ce qui s’explique notamment par le fait que beaucoup ont déjà des modes de déplacement très vertueux : la marche notamment). 53% se donnent moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement moins polluants (51% de l’ensemble des Français).
  • Les solutions envisagées par les habitants de la métropole de Nice :
    • Se déplacer davantage à pied ou à vélo (48% et même 51% dans la ville de Nice),
    • Acheter un véhicule électrique ou hybride (30%), pour lesquels ils demandent davantage de parkings,
    • Utiliser davantage les transports en commun (32%) avec le sentiment qu’il n’est pas toujours facile d’y recourir, bien que le transport en commun soit le premier secteur où investir selon les sondés (48%) et plus spécifiquement dans le bus ou le tram (46%, +7 points par rapport à l’ensemble des Français habitant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus).
    • 88% des habitants de la métropole jugent cependant difficile voire impossible de réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens.
    • 32% des habitants de la métropole de Nice pensent par exemple qu’il est difficile de prendre les transports en commun là où ils habitent ; c’est le cas de seulement 23% des habitants de la ville de Nice mais de 48% des personnes vivant dans les autres villes de la métropole. 
  • Très souvent, les solutions permettant d’éviter la voiture individuelle (et 74% des habitants de la métropole qui utilisent leur voiture pour leurs déplacements du quotidien aimeraient pouvoir s’en passer) sont trop éloignées du domicile pour être utilisées au quotidien, en particulier quand on s’éloigne du centre urbain. C’est le cas des stations d’autopartage (37% les jugent trop éloignées), des aires de covoiturage (39%), des arrêts de tramway (42%), gares ferroviaires (33%) ou encore arrêt de bus (15% ; seulement 12% dans la ville de Nice mais 19% dans les autres villes de la métropole).
  • Pour les habitants les plus éloignés du centre urbain, d’autres solutions existent et suscitent un fort intérêt : un service d’autocars sur autoroute ou voie rapide partant d’un parking situé près de chez eux et desservant un point de correspondance avec d’autres moyens de transport (57% seraient susceptibles de les utiliser pour leurs déplacements du quotidien), des voies réservées sur autoroutes ou voies rapides à certains moments de la journée pour le covoiturage, les taxis ou les autocars, par exemple (49% intéressés).

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La Fabrique de la Cité

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective urbaine fondé en 2010 à l’initiative du groupe VINCI, son mécène. Les acteurs de la cité, français et internationaux, y travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes.

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