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La smart city, débats singuliers pour un modèle pluriel

Présentée comme un modèle futuriste de rationalisation et d’optimisation de l’urbain, la smart city est pourtant une frappée comme les autres villes par le coronavirus. La crise sanitaire rappelle la diversité des instances de la ville intelligente dans le monde et met en question l’idée d’un modèle homogène de smart city. Raphaël Languillon-Aussel, chargé d’études senior à La Fabrique de la Cité, dresse son portrait, ses limites et ses acquis dans deux nouvelles publications à découvrir sur le site de La Fabrique.

 

La smart city : un processus politique plutôt qu’un objet technologique

Malgré sa large diffusion à la plupart des territoires urbains et la très grande diversité de ses déclinaisons, la smart city continue d’être évoquée au singulier. La smart city est fondamentalement une construction contextualisée, inscrite dans des territoires, marquée par leurs multiples enjeux et la spécificité de leurs jeux d’acteurs – publics comme privés.

Alors que de nombreuses études sont parus sur le sujet, la spécificité des enjeux de la smart city propre à chaque ville n’y est que très rarement discutée.  En quoi chaque smart city est-elle unique et procède-t-elle de jeux d’acteurs et de cultures d’aménagement bien distincts ? En bref, pourquoi la smart city est-elle d’abord un processus politique avant d’être un objet technologique ?

Voir Cahier 1 : Des acteurs, des approches et des smart cities

 

Les smart cities sont aussi des dispositifs culturels : regard sur les smart cities asiatiques

La smart city est diverse ou, pour le dire plus justement, les smart cities sont diverses. La circulation globale comme l’émergence de foyers d’expérimentation hors des États-Unis conduisent à remettre en question une vision uniforme, déconnectée de la réalité plurielle des logiques d’aménagement.

Constructions politiques, les smart cities sont aussi des dispositifs culturels. Peut-on, dès lors, établir une relation en aires culturelles et modèles de smart cities ? Alors que l’Asie concentre un tiers des projets mondiaux de villes intelligentes, existe-t-il un « modèle asiatique » de smart city ?

Voir Cahier 2 : Un modèle asiatique de smart cities

 

Raphaël Languillon a présenté ses travaux le 24 avril dans le cadre du cycle de rencontres quotidiennes « 30 minutes pour demain » organisé par Leonard, la plate-forme de prospective et d’innovation de VINCI.

 

À propos de l’auteur :

Normalien, agrégé, docteur de géographie et aménagement, Raphaël Languillon-Aussel est chargé d’études senior à La Fabrique de la Cité et enseignant-chercheur de l’Université de Genève. En plus de divers missions de consulting, il a enseigné dans cinq universités, en France (Lyon 2, Nantes, Rouen et Perpignan) et au Japon (Université de Chuo). Spécialiste de l’évolution des relations entre régimes capitalistiques et dynamiques d’urbanisation, il s’intéresse, entre autres, aux smart cities et aux logiques de déploiement du numérique en ville.

 

 

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La Fabrique de la Cité

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective urbaine fondé en 2010 à l’initiative du groupe VINCI, son mécène. Les acteurs de la cité, français et internationaux, y travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes.

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