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Les Tourangeaux face au défi des mobilités bas carbone

Alphonse Coulot, chargé de mission Mobilités, était présent sur le plateau de TV TOURS pour une émission spéciale mobilités « Le Grand Taalk » produit en partenariat avec La Nouvelle République. Autour de la table, le Maire de Tours Emmanuel Denis et le Président de Tours Métropole Val de Loire, Frédéric Augis ont réagi en direct aux réponses des 300 habitants sondés à l’occasion d’une enquête exclusive réalisée par Ipsos dans l’agglomération de Tours.

La Fabrique de la Cité présente les résultats d’une enquête réalisée par Ipsos auprès de 300 personnes constituant un échantillon représentatif de la population de l’agglomération de Tours, destinée à mieux comprendre leurs modes de déplacement et leurs attentes vis-à-vis des mobilités bas-carbone. Les résultats ont pu être comparés à ceux d’une autre enquête réalisée cette fois ci auprès de l’ensemble des Français et faire apparaître les différences et les similitudes des comportements mais aussi des besoins et des attentes des habitants de l’agglomération de Tours par rapport à ceux de l’ensemble de la population française.

  • Les résultats de l’enquête montrent la place importante que conserve la voiture, tant dans les déplacements actuels que futurs des habitants de l’agglomération de Tours. Un décalage se ressent entre la ville de Tours, un peu moins dépendante de la voiture et mieux dotée en autres modes, et les autres villes de l’agglomération.
  • Réduire les coûts des mobilités du quotidien autant que leur impact environnemental semble un objectif plus accessible aux résidents la ville de Tours que des autres villes de l’agglomération.

 

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La voiture reste le mode de transport privilégié des habitants de l’agglomération de Tours comme des Français dans leur ensemble, en banlieue comme dans le centre urbain.

  • Pour les déplacements du quotidien, les habitants de l’agglomération utilisent toujours très majoritairement la voiture (73%). C’est particulièrement le cas dans les communes autres que Tours (84%). Mais la voiture reste majoritaire aussi dans la ville de Tours (55%). L’utilisation de l’automobile par les habitants de l’agglomération est légèrement supérieure à ce que l’on observe globalement au sein de la population vivant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus (69%, – 4pts par rapport à l’agglomération de Tours).
  • Les transports en commun sont utilisés au quotidien par une minorité d’habitants de l’agglomération de Tours (34%), ils y ont moins recours que la moyenne des Français habitant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus (43% d’entre eux se déplacent en transports en commun, une différence de 9 pts avec l’agglomération de Tours). Hors de la ville de Tours, l’utilisation des transports en commun dans le reste de l’agglomération est très basse (seulement 24% des habitants empruntent les transports en commun).
  • Quant aux mobilités douces (marche, vélo, trottinette…), 44% des habitants de l’agglomération de Tours y ont recours pour leurs déplacements du quotidien (tout comme la moyenne des Français qui sont aussi 44% à les utiliser). Mais là encore, en règle générale, les Français habitant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus, les utilisent sensiblement plus (53%, + 9 pts par rapport aux habitants de l’agglomération de Tours).

 

Le coût tant économique qu’écologique des déplacements s’élève à mesure que l’on s’éloigne de Tours vers les autres villes de l’agglomération 

  • 35% des habitants de l’agglomération de Tours considèrent que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas bon marché (-4 pts par rapport à l’ensemble des Français). Si les habitants des centres urbains ont accès à des modes de déplacement plus économiques (transports en commun, vélo, marche), les habitants de la banlieue ont moins d’options pour faire baisser la facture. Ainsi, si 71% des personnes habitant dans la ville de Tours considèrent que les conditions dans lesquelles ils se déplacent sont bon marché, ceux qui vivent dans d’autres villes de l’agglomération ne sont que 61% à estimer que c’est aussi le cas pour eux. 
  • 52% des habitants de l’agglomération de Tours reconnaissent dans le même temps que la manière dont ils se déplacent au quotidien n’est pas écologique, c’est un peu plus que ce que l’on observe auprès de l’ensemble des Français (48%). Là encore, les perceptions diffèrent beaucoup suivant le lieu d’habitat. Si 64% des habitants de la ville de Tours estiment que leurs conditions de déplacement sont écologiques, seulement 38% de ceux habitant dans les autres communes considèrent que c’est aussi le cas.

 

Réduire l’impact écologique de ses déplacements quotidiens : une priorité désormais affirmée mais des difficultés pour passer à l’action

  • 93% des habitants de l’agglomération déclarent qu’ils aimeraient pouvoir réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens (+2 pts par rapport à l’ensemble des Français). 58% se donnent moins de 5 ans pour réussir à utiliser des moyens de déplacement moins polluants, c’est aussi plus que ce qu’on observe chez l’ensemble des Français (51%, + 7 pts).

Les solutions envisagées par les habitants de l’agglomération de Tours :

  • Acheter un véhicule électrique ou hybride (38%), pour lesquels ils demandent davantage de parkings,
  • Se déplacer davantage à pied ou à vélo (37%),
  • Utiliser davantage de transports en commun (23%) avec le sentiment qu’il n’est pas toujours facile d’y recourir, bien que le transport en commun soit le premier secteur où investir selon les sondés (52%) et plus spécifiquement dans le bus ou le tram (46%, +7 points par rapport à l’ensemble des Français habitant dans des agglomérations de 100 000 habitants et plus).
  • 71% des personnes interrogées jugent cependant difficile voire impossible de réduire l’impact écologique de leurs déplacements quotidiens.
  • 40% des habitants de l’agglomération de Tours pensent par exemple qu’il est difficile de prendre les transports en commun là où ils habitent ; c’est le cas de seulement 16% des habitants de la ville de Tours mais de 56% des personnes vivant dans les autres villes de l’agglomération.
  • Très souvent, les solutions permettant d’éviter la voiture individuelle (et 78% des habitants de l’agglomération qui utilisent leur voiture pour leurs déplacements du quotidien aimeraient pouvoir s’en passer) sont trop éloignées du domicile pour être utilisées au quotidien, en particulier quand on s’éloigne du centre urbain. C’est le cas des stations d’autopartage (46% les jugent trop éloignées), des aires de covoiturage (46%), des arrêts de tramway (55%), gares ferroviaires (38%) ou encore arrêt de bus (25% ; seulement 10% dans la ville de Tours mais 34% dans les autres villes de l’agglomération).
  • Pour les habitants les plus éloignés du centre urbain, d’autres solutions existent et suscitent un fort intérêt : un service d’autocars sur autoroute ou voie rapide partant d’un parking situé près de chez eux et desservant un point de correspondance avec d’autres moyens de transport (57% seraient susceptibles de les utiliser pour leurs déplacements du quotidien), des voies réservées sur autoroutes ou voies rapides à certains moments de la journée pour le covoiturage, les taxis ou les autocars, par exemple (54% intéressés).

  

Note méthodologique : Étude réalisée par Ipsos pour La Fabrique de la Cité auprès d’un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population de l’agglomération de Tours âgée de 18 ans et plus. 1003 personnes interrogées par internet du 19 au 30 novembre 2021.  Par ailleurs, une enquête a aussi été réalisée auprès de 1 003 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas. Les deux enquêtes ont été réalisées du 19 novembre au 14 décembre 2021 par Internet via l’Access Panel Online d’Ipsos.

 

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La Fabrique de la Cité

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective urbaine fondé en 2010 à l’initiative du groupe VINCI, son mécène. Les acteurs de la cité, français et internationaux, y travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes.

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