Édito

Protéger les sols pour protéger le climat

Afin d’enrayer le processus d’artificialisation des sols, particulièrement sensible en France, la loi Climat et résilience d’août 2021 a fixé pour 2050 l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Si les enjeux d’ordres écologiques, sociaux et économiques de l’artificialisation sont nombreux, La Fabrique de la Cité recommande de mettre prioritairement le ZAN au service de la lutte contre le changement climatique.

Il y a quelques semaines, le GIEC alertait une nouvelle fois sur les conséquences pour les écosystèmes et nos sociétés d’un réchauffement climatique supérieur à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels . Il réaffirmait la nécessité d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 pour atténuer ce dérèglement. Alors que la France n’a pas respecté les premiers engagements fixés par sa Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), les scientifiques restent unanimes : tous les moyens doivent être mis en œuvre pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre d’une part et favoriser le développement des puits de carbone d’autre part.

Et le sol, que vient-il faire là-dedans ? Support de nos logements, industries, infrastructures et autres activités humaines, le sol est avant tout régi par des propriétés physiques et fait partie intégrante du système climatique. Stockant trois fois plus de carbone que la quantité présente dans l’atmosphère, le sol est l’un des principaux puits de carbone. Les scientifiques, et notamment ceux de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA),  plaident pour une protection des sols qui capte le plus de carbone, mais également pour l’accroissement de ce stockage par une série de bonnes pratiques à mettre en œuvre, notamment sur les sols agricoles. La SNBC identifie quant à elle l’artificialisation comme « un sujet à très fort enjeux pour l’atteinte de la neutralité carbone ».

Forte de ces constats et souhaitant mettre en avant la place primordiale du sol dans la lutte contre le changement climatique, La Fabrique de la Cité recommande de recentrer le débat et la mise en œuvre du ZAN autour de la problématique environnementale et propose son articulation avec la SNBC. Cette idée est présentée dans sa première note sur l’artificialisation , élaborée en synthèse des auditions menées lors de l’année 2021 avec des chercheurs et acteurs de la ville et des territoires. Elle rappelle également les principaux ordres de grandeur et enjeux liés à l’artificialisation.

La prochaine note, titrée « l’élaboration d’une politique zéro artificialisation nette des sols au service de la Stratégie Nationale Bas-Carbone », s’attardera plus longuement sur ce point précis du lien entre artificialisation et climat. Elle ouvre la séquence d’une série de notes sur l’artificialisation par La Fabrique de la Cité, qui souhaite apporter sa contribution à ce débat de fond en vue de l’élaboration d’une nouvelle stratégie d’aménagement du territoire.

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La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective urbaine fondé en 2010 à l’initiative du groupe VINCI, son mécène. Les acteurs de la cité, français et internationaux, y travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes.

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